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une PDF Table des matiéres Remerciements, auteurs et membres de l’équipe de projet Sommaire Avant-propos Introduction Description du contexte entourant les systémes canadiens de santé, d’agriculture et d’agroalimentaire La nutrition et la santé comme facteurs influençant l’offre et la demande alimentaire au Canada Les mécanismes d’intervention communs à la santé, à l’agriculture et à l’agroalimentaire Les cadres stratégiques locaux, nationaux et internationaux communs aux secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la santé Une approche systémique et pansociale de la stratégie intégrée en matière de santé et d’agroalimentaire pour le Canada La vision à la source de la stratégie intégrée en matière de santé et d’agroalimentaire pour le Canada Une approche pansociale de l’élaboration et de l’application de la politique : Favoriser la convergence et implanter le changement Une voie d’avenir Annexe 1 Description du contexte des systémes de santé, agricole et agroalimentaire Annexe 2 La nutrition et la santé comme facteurs d’offre alimentaire et de demande des consommateurs au Canada Annexe 3 Apercu des politiques les plus courantes liées à la fois à la santé, à l’agriculture et à l’agroalimentaire Annexe 4 changements apportés à la composition des produits agricoles et agroalimentaires et politiques publiques en la matière Annexe 5 Exemples d’aliments ou de produits agricoles et agroalimentaires cultivés ou fabriqués au Canada qui contiennent des ingrédients fonctionnels offrant des bienfaits pour la santé Annexe 6 Cadres stratégiques de compétence nationale, provinciale et internationale intégrant l’agriculture, l’agroalimentaire et la santé Références |
Annexe 1
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Figure B : Proportion des différents types de cancer qui peuvent être évités. Source : Trish McAlister, Globe and Mail, et World Cancer Research Fund |
En ce qui concerne le cancer, une saine alimentation et de l’activité physique peuvent réduire la prévalence de cancer de 24 %187 et la prévalence de maladies cardiovasculaires dans une proportion presque aussi élevée188. Des chiffres semblables ont été publiés récemment à partir des données du Canada pour les maladies cardiovasculaires, lesquelles coûtent à l’économie canadienne plus de 22 milliards de dollars par année en soins de santé et en perte de productivité189. La Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’activité physique et la santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) émet un ensemble de recommandations reliées à la nutrition et au régime tant au niveau individuel que de la population et conclut qu’une mauvaise alimentation et la sédentarité sont deux des principaux facteurs de risque de maladie chronique. La Stratégie canadienne sur la santé cardiovasculaire et plan d’action, la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer et les stratégies visant à lutter contre le diabète établissent des cibles et proposent des approches pour la réduction de ces maladies chroniques. Chacune de ces stratégies indique que des partenariats réunissant des intervenants de milieux et de secteurs multiples sont nécessaires pour faire changer les habitudes de vie. Chaque stratégie décrit le rôle important que le secteur agricole et agroalimentaire doit jouer pour apporter les changements nécessaires à l’offre alimentaire et pour stimuler la demande d’aliments sains.
Figure C : Santé et maladies chroniques : Prévalence et coût économique. |
Pour toutes les maladies chroniques modélisées, la différence entre les prévisions des deux scénarios en 2023 est flagrante. Pour estimer les gains potentiels réalisés grâce à une meilleure prévention et au traitement des maladies chroniques, l’étude a projeté des taux d’atteinte de maladies et des coûts afférents. Si le scénario optimiste se réalisait plutôt que le scénario « statu quo », la société pourrait en 2023 : éviter 40 millions de cas de maladies chroniques; réduire l’impact économique des maladies de 27 % ou de 1,1 billion de dollars par année; augmenter le PIB national de 905 milliards de dollars générés par les gains en productivité; diminuer les coûts de traitement de 218 milliards de dollars par année; réaliser des gains de productivité de 254 milliards de dollars grâce aux taux réduits d’obésité seulement; et éviter des dépenses de 60 milliards de dollars en traitement par année.
Pour imaginer le scénario optimiste, l’étude a supposé une gamme d’améliorations raisonnables apportées à la prévention, aux types de comportements et aux traitements qui nécessitent un effort concentré, faisant appel à l’ensemble de la société, pour être réalisés. Le scénario optimiste suppose :
L’étude émet deux recommandations liées au changement qui sont également pertinentes pour le Canada :
L’embonpoint, l’obésité et leur lien avec les maladies chroniques
Le nombre de personnes faisant de l’embonpoint ou de l’obésité augmente rapidement, si bien qu’il prend des proportions d’épidémie dans certains pays, dont le Canada, où plus de la moitié de la population adulte fait de l’embonpoint ou est obèse et les problèmes de poids deviennent de plus en plus fréquents chez les enfants et les adolescents. L’International Obesity Task Force estime que, selon le taux actuel de progression de la « pandémie » d’obésité infantile dans le monde entier, près de 287 millions d’enfants à travers le monde pourraient être atteints de surcharge pondérale ou d’obésité d’ici 2010, ce qui représente une augmentation de 85 % par rapport au nombre observé il y a dix ans192. D’ici 2015, ce nombre pourrait grimper à 700 millions, atteignant surtout les segments les plus pauvres de la population, tant dans les pays en développement que dans les pays développés193.
La Figure D présente des statistiques importantes sur l’augmentation du nombre de personnes atteintes d’embonpoint ou d’obésité dans tous les segments de la population depuis la fin des années 1970 jusqu’en 2004. Trois groupes d’âge ont vu leur taux d’embonpoint ou d’obésité doubler en moins de trente ans, c’est-à-dire les catégories 12-17 ans, 25-34 ans et 75 ans et plus. Les statistiques démontrent que la surcharge pondérale est associée à un risque 73 % plus élevé (rapport de cotes de 1,73) de développement du diabète; cette proportion s’élève à près de 400 % (rapport de cotes de 3,97) pour les personnes obèses. On obtient des chiffres semblables pour l’hypertension artérielle, qui a elle aussi connu une augmentation constante194.
Le système agricole et agroalimentaire canadien
En 2006, le système agricole et agroalimentaire a généré 87,9 milliards de dollars (en dollars de 1997), ce qui correspondait à 8 % du PIB195. Ce secteur emploie 2,1 millions de personnes, l’équivalent de 12,8 % de la population active du Canada196. Le système agricole et agroalimentaire comprend l’agriculture primaire, la transformation des aliments, la vente en gros et au détail ainsi que les services alimentaires. L’Ontario, le Québec et l’Alberta sont les provinces qui contribuent le plus au PIB du secteur (Figure E1)197. Même si ces secteurs continuent de jouer un rôle crucial dans l’économie, leur contribution à l’économie en général a décliné, particulièrement celle du secteur de l’agriculture primaire. L’agriculture primaire est à égalité avec les services alimentaires en ce qui concerne la part de contribution au PIB (1,3 % et 1,5 % respectivement), mais le pourcentage de main-d’œuvre qu’elle emploie est moins élevé (1,8 % par rapport à 5,0 %) (Figure E2)198. À l’Île-du-Prince-Édouard, au Manitoba et en Saskatchewan, l’agriculture primaire a conservé une forte longueur d’avance par rapport aux autres portions du secteur agricole et agroalimentaire (Figure E3)199.
Figure E : Agriculture et agroalimentaire : Contribution au PIB. Sources : Statistique Canada et AAC. |
Comme l’illustre le Tableau A200, la nature des produits des petites fermes comparativement à celles des grandes diffère considérablement. Le caractère de l’entreprise varie considérablement en fonction de sa taille. Les petites fermes sont souvent des entreprises d’agrément, dont les propriétaires ont un autre emploi ou sont à la retraite. Les grandes fermes canadiennes sont des entreprises à but lucratif et sont plus souvent des fermes constituées en sociétés. Par conséquent, les défis et les perspectives d’affaires varient considérablement pour les producteurs agricoles primaires en fonction de la taille, de la vocation commerciale et du type de production.
La productivité et la rentabilité du système agricole et agroalimentaire
Alors que la contribution relative de l’agriculture canadienne à l’économie générale a diminué, les dépenses du gouvernement consacrées au soutien du secteur agricole et agroalimentaire ont augmenté, ce qui représente un fardeau important tant au niveau provincial que fédéral (Figure F)201. En fait, l’aide gouvernementale dépasse maintenant le revenu agricole avec un coût annuel estimé à 5 milliards de dollars.
En effet, la croissance de la productivité dans le secteur de l’agriculture primaire a diminué de façon constante au cours des 15 dernières années et est encore plus basse lorsqu’on la compare au principal concurrent du Canada, les États-Unis. (Figure G1)202. Par ailleurs, la croissance de la productivité dans le secteur agricole et agroalimentaire au cours de la même période a augmenté de façon constante et a été supérieure à celle de son concurrent, les États-Unis (Figure G2)203.
Par le passé, la croissance de la productivité dans le secteur de la transformation des aliments a été faible par rapport au secteur manufacturier en général; toutefois, elle a augmenté au cours des dernières années (Figure G3)204. Soulignons que toute augmentation de la productivité dans le secteur de l’agriculture primaire ou de l’agroalimentaire contribue à l’économie canadienne. Chaque dollar de PIB créé dans le secteur de l’agriculture primaire ou dans l’industrie de la transformation des aliments génère environ 2,80 $ du PIB national (Figure G4)205. Ainsi, investir dans l’augmentation de la productivité dans l’un ou l’autre secteur a de fortes chances de contribuer à l’amélioration du rendement économique de l’ensemble du pays et de sa compétitivité sur les marchés mondiaux.
Le commerce international et la situation mondiale
La Figure H présente les principales caractéristiques du rendement du Canada sur le marché mondial. Le Canada est le quatrième exportateur de produits agricoles et agroalimentaires après l’Union européenne, les États-Unis et le Brésil (données de 2006)206. Il est à l’origine de 5,6 % des exportations totales de produits agricoles et agroalimentaires (Figure H1)207. Le Canada est aussi le sixième importateur de produits agricoles et agroalimentaires après l’Union européenne, les États-Unis, le Japon, la Chine et la Russie (Figure H2)208. Il reçoit 2,8 % des importations totales de produits agricoles et agroalimentaires. Les Figures H3209 et H4210 indiquent qu’au cours des vingt dernières années, la nature des exportations et des importations a grandement changé : la part des produits en vrac est demeurée stable, celle des produits de consommation à valeur ajoutée a atteint 30,4 % des exportations et représentait 74 % des importations totales en 2007211.
Ces produits de consommation à valeur ajoutée représentent la part des importations qui connaît la plus forte hausse. Au cours des huit dernières années, la majorité des investissements à l’étranger (dans l’industrie agroalimentaire) étaient destinés aux États-Unis, mais, sur le marché mondial, il y a eu une augmentation des investissements accordés à d’autres pays du monde (Figure I)212.
Investir dans la recherche et le développement
La Figure J présente les paramètres sélectifs déterminant les investissements effectués en R&D par le secteur public et privé dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Au Canada, l’investissement public consenti en R&D dans les années 2000 a été moins élevé que dans les années 1980 et 1990 (Figure J1)213. Les chiffres indiquent que le secteur privé a consenti plus d’investissements à l’industrie de la transformation des aliments qu’à l’agriculture primaire, ce qui a probablement contribué à la croissance soutenue de productivité qu’a connue la première (Figure J2)214. Toutefois, il est important de noter que le pourcentage de PIB que représentent les investissements accordés en R&D par le privé au secteur de l’agriculture primaire ou de la transformation des aliments est beaucoup moins élevé que les investissements qu’il a octroyés à l’ensemble du secteur manufacturier (Figure J3)215. De plus, la Figure J4216 montre que, depuis le début des années 1990, les entreprises canadiennes ont toujours accusé un certain retard par rapport à leurs concurrents (les États-Unis et le Japon) en ce qui concerne les parts d’investissement en R&D dans le secteur de la transformation des aliments.
L’analyse présentée plus haut indique que les secteurs de l’agriculture primaire et de la transformation des aliments ont un besoin pressant d’augmenter leur productivité. À l’issue d’une analyse approfondie de la situation du revenu provenant du secteur agricole et agroalimentaire canadien (http://capi-icpa.ca/pdfs/CAPISynthesisReportFeb.pdf), l’ICPA a conclu qu’il est nécessaire d’effectuer un changement de stratégie pour offrir au système agricole et agroalimentaire canadien de nouvelles perspectives d’affaires, non seulement pour satisfaire les habitudes alimentaires en évolution de la population, mais aussi pour profiter des changements climatiques, de notre climat nordique et de la disponibilité de l’eau. En appliquant les fruits de la recherche effectuée dans les sciences de la vie à d’autres domaines du savoir (dont la nutrigénomique, la protéomique, la biotechnologie), le Canada pourra mettre au point des plantes, des races animales et des produits alimentaires novateurs et conquérir de nouveaux créneaux sur le marché mondial, tout en contribuant à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la qualité nutritionnelle à l’échelle internationale. L’avenir de notre économie agricole repose sur l’ensemble de ces éléments stratégiques clés. Une stratégie intégrée en matière de santé et d’agroalimentaire pour le Canada est plus urgente que jamais, car elle constitue une étape cruciale vers ce changement stratégique.
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