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Table des matiéres

Remerciements, auteurs et membres de l’équipe de projet

Sommaire

Avant-propos

Introduction

Description du contexte entourant les systémes canadiens de santé, d’agriculture et d’agroalimentaire

La nutrition et la santé comme facteurs influençant l’offre et la demande alimentaire au Canada

Les mécanismes d’intervention communs à la santé, à l’agriculture et à l’agroalimentaire

Les cadres stratégiques locaux, nationaux et internationaux communs aux secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la santé

Une approche systémique et pansociale de la stratégie intégrée en matière de santé et d’agroalimentaire pour le Canada

La vision à la source de la stratégie intégrée en matière de santé et d’agroalimentaire pour le Canada

Une approche pansociale de l’élaboration et de l’application de la politique :
Favoriser la convergence et implanter le changement


Une voie d’avenir

Annexe 1 
Description du contexte des systémes de santé, agricole et agroalimentaire


Annexe 2 
La nutrition et la santé comme facteurs d’offre alimentaire et de demande des consommateurs au Canada


Annexe 3
Apercu des politiques les plus courantes liées à la fois à la santé, à l’agriculture et à l’agroalimentaire


Annexe 4
changements apportés à la composition des produits agricoles et agroalimentaires et politiques publiques en la matière


Annexe 5
Exemples d’aliments ou de produits agricoles et agroalimentaires cultivés ou fabriqués au Canada qui contiennent des ingrédients fonctionnels offrant des bienfaits pour la santé


Annexe 6
Cadres stratégiques de compétence nationale, provinciale et internationale intégrant l’agriculture, l’agroalimentaire et la santé


Références
   

La nutrition et la santé comme facteurs influençant l’offre et la demande alimentaire au Canada

Afin de déterminer les leviers d’intervention appropriés, il est essentiel de comprendre les tendances actuelles et émergentes concernant le type d’aliments que les consommateurs se procurent, le type d’aliments qu’ils sont intéressés à se procurer et l’endroit où ils se les procurent. De plus, la demande pour de nouveaux produits oriente les décisions d’entreprises en ce qui concerne les investissements en R&D. Donc, dans le but de motiver les entreprises à investir dans la recherche et le développement de produits agricoles et agroalimentaires plus sains, il est nécessaire d’augmenter la demande des consommateurs à l’égard de ces produits. La section qui suit passe en revue quelques-unes des tendances majeures en ce qui concerne l’offre alimentaire et la demande de la part des consommateurs. Pour obtenir des renseignements plus détaillés, veuillez consulter l’Annexe 2.

 
Figure 5 : Endroit où les consommateurs canadiens prennent leurs repas, 2007. Source : Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires (Données obtenues de National Eating Trends Canada, NPD Group Canada Inc.).

Les consommateurs canadiens prennent la majorité de leurs repas à la maison. Près de 70 % de tous les repas consommés au Canada sont faits d’aliments achetés dans un magasin de détail, puis cuisinés et mangés à la maison (Figure 5)28. La famille canadienne moyenne consomme environ 10 % de tous ses repas dans les services de restauration, c’est-à-dire qu’elle se rend dans un restaurant pour prendre un repas ou une collation environ 520 fois par année; par contre, ces repas et collations représentent environ 20 % de ses dépenses en alimentation29.

Les consommateurs sont bien conscients du lien entre l’alimentation et la santé. Qu’ils se procurent de la nourriture dans un magasin de détail ou qu’ils mangent à l’extérieur de la maison, les consommateurs considèrent que l’aspect nutritif et la qualité (y compris la saveur) sont les deux critères les plus importants, le prix pesant peu dans la balance. Par conséquent, la demande des consommateurs et l’offre de l’industrie en matière d’aliments qui sont ou qui semblent sains prennent une part de plus en plus importante dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Cette hausse se fait particulièrement sentir dans le secteur des aliments transformés qui agissent à titre d’aliments fonctionnels. Cette tendance à la hausse reflète la valeur marchande à la hausse des aliments fonctionnels au Canada, aux États-Unis et dans d’autres pays industrialisés. On prédit que ce marché connaîtra une forte hausse au cours des années à venir.

De plus, les entreprises revoient actuellement la formulation de leurs produits afin de répondre à la demande des consommateurs pour des produits plus nutritifs, par exemple des aliments sans gras trans ou à faible teneur en sodium. Selon un rapport d’ACNielsen30, qui liste chaque année près de 500 catégories de produits agricoles ou agroalimentaires, environ un produit sur cinq se retrouvant dans les magasins d’alimentation de détail en 2003 était listé par leur fabricant comme « meilleur pour votre santé ».

La liste de produits « meilleur pour votre santé » avait plus que doublé en trois ans, alors que la part de marché de ces produits avait augmenté de 1 % par année. En fait, ACNielsen a rapporté qu’à l’échelle mondiale, six des sept catégories d’aliments vendus au détail qui avaient connu une hausse en 2003 étaient des produits « meilleur pour votre santé ».

Les Canadiens continuent aussi de démontrer un fort intérêt pour les aliments biologiques. L’industrie canadienne des fruits et légumes biologiques prend lentement de l’expansion, avec des ventes qui représentent encore un marché de créneau dans la majeure partie du Canada. En 2000, environ 640 fermes au Canada déclaraient utiliser des méthodes de production biologiques. En 2006, 3 555 déclaraient faire pousser des produits certifiés biologiques, une augmentation de 60 % par rapport aux 2 230 qui déclaraient la même chose en 200131.

Malgré ces avancées, le Canada a connu une croissance limitée de sa consommation de fruits et de légumes (Figure 6)32, même si le lien est bien établi entre la consommation de fruits et légumes et l’incidence de maladies chroniques et d’obésité. On estime que la réduction du taux de prévalence des maladies par la consommation de 5 à 10 portions de fruits et légumes par jour permettrait au système de soins de santé d’économiser environ 6,4 milliards de dollars en coûts directs et indirects33.


Figure 6 : Consommation de fruits et légumes, population de 12 ans et plus, Canada, 2005. Source: Statistique Canada.

En résumé, les consommateurs canadiens mangent toujours la majorité de leurs repas à la maison, ou alors à l’extérieur de la maison en utilisant des repas préparés à la maison. Seulement 10 % des repas sont consommés au restaurant. Les consommateurs ont démontré beaucoup d’intérêt pour les aliments jugés « meilleurs pour votre santé » et le marché de créneau, comme celui des aliments biologiques et des aliments fonctionnels, a continué de prendre de l’expansion. Il est évident qu’il est possible de continuer à pousser les consommateurs vers une alimentation plus saine grâce à l’éducation et aux produits offerts par l’industrie34.

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