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TABLE DES MATIÈRES

Sommaire

Description du contexte entourant les systémes canadiens de santé, d’agriculture et d’agroalimentaire

La nutrition et la santé comme facteurs influençant l’offre et la demande alimentaire

Les mécanismes d’intervention communs à la santé, à l’agriculture et à l’agroalimentaire

Une approche pansociale vers une stratégie intégrée en matière de santé et d’agroalimentaire

La vision à la source de la stratégie intégrée en matière de santé et d’agroalimentaire

Points de levier du changement

Favoriser la convergence : une approche intégrée

Une voie d’avenir

Notes
   

Description du contexte entourant les systémes canadiens de santé, d’agriculture et d’agroalimentaire

Les tendances dans le coût des soins de santé, des maladies et de l'obésité

Le Canada peut bénéficier énormément de l'investissement dans une stratégie intégrée en matière de santé et d'agroalimentaire. Le coût des soins de santé augmente et les maladies chroniques ainsi que l'obésité deviennent de plus en plus communes. Des changements dans les modes de vie encourageant une meilleure alimentation et de l'exercice pourraient grandement aider à contrer ces tendances.

Une augmentation du coût des soins de santé : Au Canada, les dépenses en soins de santé sont passées de 7 % du produit intérieur brut (PIB) en 1975, à 10,5 % en 2005. Le coût annuel est évalué à 160 milliards de dollars1. Les dépenses en soins de santé par personne ont doublé, en passant d'environ 1 700 $ en 1975 à environ 3 600 $ cette année (cours du dollar en 1997)2.


Figure 1 : Situation présente des maladies chroniques au Canada et exemples de projections économiques du coût des soins de santé



Figure 2 : Taille et revenu des fermes du Canada.

Une augmentation des cas de maladies chroniques liées à l'alimentation : Le nombre de maladies chroniques liées à l'alimentation, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète et les AVC (Figure 1)3 continue d'augmenter et on prévoit que ces maladies seront de plus en plus répandues. De toutes les affections, ces maladies représentent deux tiers des coûts directs auxquels est assujetti le système de santé4. On estime également que les maladies chroniques contribuent à environ 60 % des coûts des soins de santé indirects auxquels l'économie canadienne est assujettie, soit des coûts annuels de 54,4 milliards de dollars5.

Une augmentation des taux d'obésité : Le nombre de Canadiens et de Canadiennes ayant un excès de poids et qui sont obèses continue d'augmenter. La moitié de la population adulte affiche maintenant un excès de poids ou est obèse, et cette tendance alarmante devient de plus en plus présente chez les enfants.

Le lien entre les aliments et la santé : Les changements dans le mode de vie, comme l'alimentation et l'activité physique, peuvent réduire considérablement la prévalence des maladies chroniques. Par exemple, une nutrition et une activité physique appropriées pourraient réduire la prévalence du cancer de 24 %6 et mener à des diminutions importantes des maladies cardiovasculaires7. Une étude menée au Royaume-Uni suggère que le taux croissant d'obésité infantile ne peut être freiné que si des programmes combinant une meilleure alimentation et la pratique d'activité physique sont offerts dans divers secteurs et niveaux de la société8. L'étude révèle que le secteur agroalimentaire doit aider à réaliser de tels programmes.

Le système agricole et agroalimentaire canadien

La stratégie intégrée en matière de santé et d'agroalimentaire aura des effets au-delà de la santé des Canadiens et des Canadiennes et des budgets de soins de santé. Elle fournira également des occasions à l'industrie agroalimentaire. Même si l'industrie fait face à de grands défis, l'agriculture est l'un des moteurs les plus puissants du Canada en matière de croissance économique et de prospérité régionale.

Une importante force économique : Le secteur agroalimentaire, notamment la production primaire par l'entremise de la transformation des aliments, des services alimentaires de commerces de gros ou de détail, a contribué à l'économie canadienne dans une proportion de 87,9 milliards de dollars (cours du dollar en 1997) en 2006, soit 8 % du PIB9. Le secteur emploie 2,1 millions de personnes, ce qui représente une main-d'œuvre active canadienne de 12,8 %10. Le Canada est le quatrième pays exportateur mondial de produits agroalimentaires et le sixième importateur.

Des défis au niveau des fermes : Les fermes du Canada font face à une baisse de prix des denrées, et à une structure concentrée de l'industrie. Soixante-dix pour cent des fermes vendent moins de 100 000 $ annuellement (Figure 2)11, ce qui représente moins de 10 % des ventes totales de produits agricoles. La concentration de la transformation des aliments et des activités de détail rend la tâche plus difficile aux petites fermes pour vendre leurs produits.

Le revenu marchand est surpassé par les paiements du programme gouvernemental versé aux fermes : Évaluées à 5 milliards de dollars annuellement, les dépenses du gouvernement, qui sont sous forme de suppléments de revenu pour les fermes, sont un important fardeau pour les gouvernements provinciaux et fédéral (Figure 3)12.

Une croissance de la productivité agricole accuse un retard par rapport aux concurrents : Cependant, dans le secteur de la transformation des aliments, la productivité a toujours continué de s'améliorer et est supérieure à celle des concurrents (É.-U. et Australie)13.

Un intérêt croissant pour les aliments biologiques : L'agriculture biologique est à la hausse au Canada. Entre 2001 et 2006, le nombre de fermes cultivant des produits biologiques certifiés a augmenté de 60 %, et a passé de 2 230 à 3 555 fermes14. La plupart des entreprises alimentaires de vente au détail offrent maintenant un large éventail de produits biologiques frais et transformés.

La transformation des aliments joue un grand rôle : Les recettes provenant de la transformation des aliments et leur pourcentage d'importations et d'exportations à valeur ajoutée ont augmenté considérablement au cours des deux dernières décennies15.


Figure 3 : Revenu agricole net et paiements de programme.
Le Canada accuse un retard dans la recherche et le développement en transformation des aliments : L'investissement public en recherche et en développement a diminué au cours des deux dernières décennies16 . Depuis le début des années 1990, le Canada accuse un retard par rapport à ses concurrents (É.-U. et Japon) en dépenses de recherche et de développement en ce qui concerne sa part d'investissement à valeur ajoutée dans la transformation des aliments17 . Les dépenses en recherche et en développement agroalimentaires du secteur privé, en proportion du PIB, sont bien inférieures à celles d'autres secteurs de la fabrication au Canada18.

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